Du 8 au 12 mars 2026, la ville de Kigali, au Rwanda, a accueilli une session de travail importante réunissant plusieurs acteurs africains engagés dans l’accompagnement des jeunes vers l’emploi, l’entrepreneuriat et l’autonomie professionnelle.

Cette rencontre a été organisée par l’Association ONH, en collaboration avec le service jeunes Afrique de la Communauté de l’Emmanuel, et l’ONG Fidesco, dans le cadre de la mise en place d’un réseau africain de Conseillers en Insertion Professionnelle des Jeunes (CIP) et du développement du projet EMMA INSERTION.

Un constat partagé : la jeunesse africaine face à de nombreux défis

Les participants ont ouvert les travaux par un constat commun : dans de nombreux pays africains, les jeunes rencontrent des difficultés importantes pour construire leur avenir professionnel.

Parmi les problèmes identifiés :

  • manque d’orientation et de repères professionnels
  • difficulté d’accès à l’emploi
  • insuffisance d’accompagnement personnalisé
  • inadéquation entre formation et marché du travail
  • manque de confiance en soi
  • influence négative de l’environnement social ou numérique
  • immigration non préparée
  • déficit de compétences entrepreneuriales

Malgré ces défis, les échanges ont également souligné que la jeunesse africaine possède un potentiel considérable, caractérisé par la créativité, la capacité d’adaptation et le désir de réussir.

Une rencontre pour structurer une réponse durable

L’objectif principal de la session de Kigali était de poser les bases d’un cadre structuré d’accompagnement des jeunes à l’échelle africaine.

Les travaux ont porté sur plusieurs axes :

  • la création d’un réseau africain de conseillers en insertion professionnelle
  • l’élaboration d’une méthodologie commune d’accompagnement
  • la mise en place d’outils pédagogiques adaptés aux réalités africaines
  • la constitution d’un réseau de mentors et de coachs
  • la formalisation du projet EMMA INSERTION

Les participants venaient de plusieurs pays, notamment du Cameroun, du Rwanda, de la Côte d’Ivoire, du Burundi, de la République Démocratique du Congo et du Bénin, avec des expériences variées dans la formation, le coaching, la gestion, l’entrepreneuriat et l’accompagnement social.

Le projet EMMA INSERTION au cœur des échanges

Au centre des discussions se trouvait le projet EMMA INSERTION, un programme destiné à accompagner les jeunes vers l’emploi et l’entrepreneuriat à travers une approche globale.

La mission du projet est de :

Apporter des opportunités d’accompagnement et transformer les jeunes en talents employables et autonomes.

La vision est de former une génération de jeunes leaders responsables, capables de contribuer au développement de leurs communautés.

L’approche proposée repose sur plusieurs dimensions :

  • professionnelle
  • personnelle
  • relationnelle
  • éducative
  • spirituelle

Les participants ont insisté sur le fait que l’insertion professionnelle ne peut pas être uniquement technique, mais doit aussi intégrer la formation humaine et le développement de la confiance en soi.

Le rôle central du mentorat et du coaching

Un point important des échanges a concerné le rôle des mentors et des conseillers en insertion professionnelle.

Selon les participants, un bon accompagnateur doit :

  • savoir écouter
  • comprendre la réalité des jeunes
  • partager son expérience
  • encourager
  • inspirer

Le mentor n’est pas un donneur d’ordres, mais un guide qui aide le jeune à construire son propre chemin.

Les success stories ont également été identifiées comme un outil essentiel pour motiver les jeunes et leur montrer que la réussite est possible.

Une organisation en réseau à l’échelle africaine

La rencontre a permis de définir les bases d’un réseau structuré, avec :

  • un pôle Afrique
  • des pôles nationaux
  • des équipes de conseillers
  • des coachs et mentors
  • des partenaires institutionnels et privés

Un système de coordination par zones a été envisagé afin de faciliter le déploiement du programme dans plusieurs pays.

Une ambition pour l’avenir

Au terme de la rencontre, les participants ont exprimé leur volonté de bâtir un modèle durable d’accompagnement des jeunes, capable de produire des résultats concrets :

  • améliorer l’employabilité
  • encourager l’entrepreneuriat
  • réduire l’immigration subie
  • former des jeunes responsables
  • contribuer au développement de l’Afrique

La session de Kigali marque ainsi le début d’une dynamique continentale visant à mieux préparer la jeunesse africaine aux défis du monde professionnel et à lui donner les moyens de réussir.